Le constructeur français a présenté un projet de rationalisation de son ingénierie qui entraînerait la fermeture du centre de R&D de Villiers-Saint-Frédéric (78). Renault souhaite toutefois conserver ses compétences dans le VUL en les regroupant, en grande partie, au Technocentre.
À l’occasion d’un conseil social et économique, Renault a présenté un projet pour rapprocher les ingénieries VUL et VP qui aurait comme principale conséquence la fermeture du centre d’ingénierie de Villiers-Saint-Frédéric (78) d’ici fin 2027.
Renault met en avant plusieurs éléments ayant conduit à ce projet. Après une riche période d’activité (Master, Trafic, Goélette, etc.), les programmes VUL vont être moins nombreux dans les années à venir, car les cycle de vie sont aussi plus longs dans le VUL, mais le constructeur affirme “vouloir garder les compétences” en augmentant les synergies avec le VP.
Garder les compétences VUL… mais au Technocentre
Pour cela, le constructeur propose donc à la grande majorité des salariés de rejoindre le Technocentre de Guyancourt (78). Certaines fonctions spécifiques pourraient aussi rejoindre Aubevoye (27), Lardy (91) ou Le Mans (72). Certains transferts pourraient même commencer en octobre 2026, croit savoir le syndicat.
La CGT indique que le Technocentre n’est pas prêt pour accueillir de nouveaux postes alors que Renault affirme le contraire. Le constructeur a réorganisé ses plateaux ingénieries pour y installer les spécialistes du VUL. Le centre de recherche et développement de Villiers-Saint-Frédéric compte 450 salariés Renault et 300 salariés sous-traitants.
Une consultation le 10 juin 2026
Il y a aussi un volet immobilier dans cette décision car le site de Villiers-Saint-Frédéric aurait besoin dans les années à venir de lourds investissements pour être mis en conformité avec la règlementation éco-énergie.
Renault consultera les organisations syndicales du centre de Villiers-Saint-Frédéric sur ce projet le 10 juin prochain.
Inquiète pour l’ensemble des sites de R&D, la CGT a demandé “un état des lieux de la situation des sites de Lardy, d’Aubevoye et du Technocentre concernant les éléments servant de justification à la fermeture de Villiers-Saint-Frédéric, à savoir la charge de travail d’ici 2030, le taux d’occupation du site, les coûts d’exploitation, le coût de la mise en conformité réglementaire des bâtiments, etc.”
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