Le volume d’annonces de véhicules d’occasion atteint un niveau des plus élevés en mai 2026, selon les données compilées par Le Parking. Dans son étude mensuelle, la plateforme d’agrégation des sites d’infomédiaires estime à 4 099 800 le cumul d’offres disponibles en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique. Un total supérieur de 3,4 % à celui d’avril dernier.
Si ce n’est pas le score le plus haut depuis janvier 2021 – il est battu par celui de mai 2025 (4,101 millions) –, il n’en reste pas moins qu’au cours des cinq dernières années, il n’y avait jamais eu autant de voitures d’occasion disponibles sur le périmètre défini par les cinq pays de l’étude. Le Parking en a comptabilisé plus de 3,859 millions d’unités.
L’Allemagne contribue plus que les autres à ce mouvement de croissance avec une poussée de 4,7 %, à 1,58 million d’annonces visibles à la mi-mai 2026. Ce qui comprend 1,5 million de voitures d’occasion (+4,6 %). Créditée de près de 573 900 offres, l’Espagne a vu le nombre d’annonces s’envoler de 3,9 % pour définir un nouveau total de référence.
Des statistiques partagées par Le Parking, il faut également retenir d’une part que l’Italie (+3,2 %, à 734 800 annonces) voit le nombre spécifique d’offres de voitures d’occasion repasser la barre des 700 000 unités pour la première fois depuis juin 2025 (avec 706 868 annonces précisément ; +3,1 %). Et, d’autre part, que la Belgique est le seul pays en recul, à 174 100 annonces au cumul des types de véhicules (-3,9 %).
L’offre diesel regonfle, l’électrique se contracte
Cette abondance trahit le manque d’attractivité des voitures thermiques. Les données compilées par l’agrégateur laissent tout du moins cette impression. Dans un contexte de crise des prix des carburants, le nombre d’annonces de véhicules d’occasion diesel (+6,5 %, à 1,552 million d’unités) et essence (+3 %, à 1,662 million) a nettement évolué à la hausse. Il faut revenir au début de l’été 2025 pour retrouver des cumuls si importants.
En ce qui concerne les exemplaires diesel, les remises à disposition ont bondi de 7,3 %, en France (à 404 000 unités), de 8,7 % en Allemagne (à 511 500 unités) ou encore de 5,2 % en Italie (à 343 500 unités). Il n’y a, encore une fois, qu’en Belgique que le total s’est réduit de 2,5 %, à 50 300 annonces publiées.
Leasing social : le gouvernement ouvre la voie aux véhicules électriques d’occasion
À l’inverse, les voitures électriques d’occasion fondent à vue d’œil. Comme le nombre d’annonces a chuté de 17,4 % en France (42 730 unités), de 13,6 % en Allemagne (79 000 unités) et de 15,5 % en Belgique (10 100 unités), le cumul des cinq pays a diminué de 12,7 %, à 168 500 annonces. Il s’agit du niveau le plus faible depuis janvier 2025.
Des annonces qui changent plus vite
En dépit de cela, la rotation ne se détériore pas. La durée de vie des annonces a tendance à se raccourcir. Dans les cinq pays de l’étude initiale, elle est passée de 46 à 44 jours tous types de canaux confondus. Le gain de temps a été enregistré chez les professionnels (50 jours contre 52 en avril) car les particuliers sont restés stables, à 39 jours.
La plus nette amélioration a été observée en Espagne, où le délai moyen a été réduit d’une semaine calendaire, à 54 jours. En France, les annonces de véhicules d’occasion tournent tous les 41 jours (-1 jour par rapport à avril 2026). A contrario, il faut une journée de plus en Italie (53 jours).
Le Parking étend l’analyse à deux autres pays, les Pays-Bas et le Portugal. En les prenant en compte, la durée de vie moyenne des annonces en Europe est alors de 45 jours, contre 47 jours en avril. Une donnée qui vient corroborer le constat fait précédemment. Le Portugal a bien aidé à soutenir la tendance (55 jours contre 59 jours auparavant).
Baisse de toutes parts sur les prix
Des sites internet qui regorgent d’annonces, mais le prix des véhicules d’occasion ne s’effondre pas pour autant. Tous canaux confondus, il faut compter 19 953 euros de budget pour acquérir un VO en mai (-0,7 % sur un mois). Dans le détail, les distributeurs facturent en moyenne 26 553 euros (-0,6 %) et les particuliers demandent 13 352 euros (-0,9 %).
Il faut porter l’attention sur la Belgique où, selon Le Parking, les prix BtoC ont baissé de 2,5 % (30 342 euros), ceux des particuliers de 0,7 % (16 825 euros) pour ramener la moyenne des deux canaux à 23 584 euros, en recul de 1,8 %.
Le Portugal aussi tire les chiffres vers le bas. Alors que les particuliers ont, certes, remonté les prix (+0,4 %, à 12 488 euros), les distributeurs ont vendu des véhicules à 23 863 euros de moyenne (-2,1 %), faisant tomber la moyenne à 18 176 euros (-1,2 %).
Sur les deux principaux marchés d’Europe continentale, les particuliers seront à surveiller dans les semaines à venir. Pour la simple raison qu’ils ont taillé dans les prix, d’abord les Allemands (-1,9 %, à 12 987 euros) et ensuite les Français (-1,3 %, à 12 647 euros).
Automobile Magazine – France





















