La bataille ne fait que commencer. Tandis que Tesla est en train d’implanter, pays par pays, son système de conduite autonome supervisée (FSD), les constructeurs allemands souhaitent aussi occuper le terrain. Selon une information de Reuters, Mercedes-Benz vise à déployer son système de conduite automatisée en milieu urbain avant la fin de l’année 2026.
Ce système commencera par être disponible dans quelques grandes villes allemandes avant de s’étendre au niveau national à partir de 2027, selon Jörg Burzer, directeur technique de la marque à l’étoile, dans un post LinkedIn à l’issue d’une réunion du ministère des Transports à Berlin, d’après Reuters. Selon un porte-parole, Mercedes-Benz cible Stuttgart et Munich dans un premier temps, et le système sera disponible dans les voitures et les utilitaires du groupe.
Baptisé MB.Drive Assist Pro, il est d’ores et déjà disponible en Chine depuis la fin de l’année 2025 et doit être déployé aux États-Unis cette année. Il s’agit d’un système d’autonomie de niveau 2+ qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour une navigation point à point. Comme pour les autres systèmes automatisés élaborés par des constructeurs automobiles, le conducteur doit rester attentif à la route.
Un travail en collaboration avec les institutions publiques allemandes
Pour implanter son système, Mercedes-Benz a travaillé en étroite collaboration avec le ministère allemand des Transports et l’agence de circulation routière KBA. L’idée est de “mettre ces innovations et d’autres sur le marché rapidement et de manière responsable”, selon les propos de Jörg Burzer relayés par Reuters.
Toujours selon l’agence de presse, la réunion du 22 mai 2026 avec le ministre allemand des Transports, Patrick Schnieder, a abordé le sujet de la conduite automatisée face à une concurrence internationale de plus en plus importante. Le gouvernement a notamment souligné que l’Allemagne doit devenir “un pôle majeur de l’innovation dans la conduite autonome”. Des propos qui font écho au rapport du haut-commissariat au Plan, qui souhaite accélérer le sujet du véhicule autonome dans l’Hexagone.
Le système de conduite autonome a été développé en partenariat avec le géant américain des puces électroniques Nvidia. Il permet notamment une navigation en milieu urbain capable de gérer plusieurs obstacles comme des feux de circulation, des changements de voie et des embouteillages. Jusqu’à présent, l’automatisation de la conduite était principalement implémentée sur les axes autoroutiers.
Les autres constructeurs avancent leurs pions
Longtemps en retard sur le sujet, l’Europe semble devenir le nouveau terrain de jeu de la conduite automatisée. Mais outre le volet des robotaxis, les constructeurs rebattent leurs cartes sur le sujet. En effet, Mercedes-Benz et BMW avaient annoncé leur retrait des projets de conduite autonome sans intervention à cause des coûts engendrés par cet investissement sur le (très) long terme. Ils préfèrent dorénavant se focaliser sur la conduite automatisée de niveau 2.
Si Mercedes-Benz souhaite “rester à la pointe de la concurrence mondiale en conduite assistée et automatisée”, son concurrent allemand n’est pas en reste. En effet, BMW vise également l’introduction de son système de conduite automatisée urbaine outre-Rhin en 2026. De son côté, Tesla a déjà acquis les autorisations pour l’utilisation de son FSD aux Pays-Bas et en Lituanie et pourrait prochainement être homologué sur les routes belges et grecques.
Si Stellantis ne semble pas vouloir mettre sur la route des véhicules autonomes prochainement, le groupe aux 14 marques avance toujours sur sa plateforme STLA AutoDrive et a signé un partenariat avec l’entreprise britannique Wayve. Le groupe prévoit de lancer la conduite autonome en 2028.
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