L’avenir du panneau AutoEasy fait l’objet de bien des spéculations. La franchise de voitures d’occasion proposant à la fois des services de transactions entre particuliers et de rachat cash aurait entamé des tractations pour trouver un repreneur, selon de multiples sources externes à l’entreprise, consultées par le Journal de l’Automobile.
Plusieurs dirigeants de franchises concurrentes ont, en effet, affirmé avoir été sollicités. Le dossier d’AutoEasy aurait atterri sur leurs bureaux pour consultation. “J’ai eu les éléments entre les mains, mais après lecture des données, je n’ai pas souhaité aller plus loin dans la démarche”, a affirmé au Journal de l’Automobile le patron d’une enseigne de premier plan.
La franchise AutoEasy serait-elle donc à vendre ? D’autres rivaux font la même interprétation. Tous s’interrogent alors sur la valorisation des entreprises. “Il est difficile de prendre position car il faut d’abord savoir sur quoi les franchises capitalisent vraiment“, explique le fondateur d’un réseau, reconnaissant lui-même certaines des limites actuelles.
D’après une autre source qui a été en contact avec l’équipe dirigeante, il s’agirait de faire évoluer l’actionnariat d’AutoEasy. Les dirigeants azuréens saisiraient l’opportunité de faire entrer des capitaux frais et de nouvelles ambitions dans l’équation.
Étendre le périmètre par une nouvelle collaboration
A la tête d’AutoEasy, Richard Guyon tient à nuancer ces allégations. “Nous avons été sollicités, mais aucune piste n’a avancé pour le moment. Je ne peux donc pas en dire plus pour le moment“, s’est-il exprimé pour le Journal de l’Automobile. Et de poursuivre tout de même :”nous aimerions élargir notre périmètre en collaborant avec une autre structure“.
Cette affaire d’imbrication devrait être bouclée avant la fin du premier semestre 2026. Richard Guyon demeurera-t-il l’actionnaire majoritaire ? “Tout est envisageable“, contient-il sa réponse. “Nous sommes persuadés que notre autonomie peut-être non seulement préservée mais aussi amplifiée“, se projette-t-il.
A ce jour, AutoEasy compte autour de 70 agences opérationnelles sur le territoire. Des surfaces physique et financière que le dirigeant souhaiterait, selon un scénario, mettre à disposition d’un pure-player de la voiture d’occasion. De ceux qui, dénués de boutiques physiques, cherchent à livrer les véhicules au plus près des consommateurs dans le plus grand confort.
L’an passé, quelque 9 000 voitures d’occasion ont transité par les agences AutoEasy, soit dans le cadre d’une intermédiation soit en rachat cash. L’exercice 2026 doit conduire à passer la barre des 10 000 unités, voire à s’approcher des 12 000 voitures d’occasion.
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