Guerre en Iran : pourquoi certains distributeurs vont subir la hausse de l’énergie

®
Çok Okunanlar

Ferrari Purosangue’a Daha Sportif Kimlik: Handling Speciale Tanıtıldı

Ferrari, ilk dört kapılı modeli Purosangue için geliştirdiği yeni Handling Speciale paketini tanıttı. Yeniden ayarlanan süspansiyon sistemi, daha hızlı...

Suzuki’den Haziran Ayına Özel Hibrit SUV Kampanyası

Suzuki, Haziran ayında SUV segmentine yönelik yeni kampanyasını devreye alarak Suzuki modellerinde dikkat çekici finansman ve takas avantajları sunmaya...

Mercedes CLA Shooting Brake Sahneye Çıktı

Mercedes CLA Shooting Brake Sahneye Çıktı: 760 Kilometreyi Aşan Menziliyle Dikkat Çekiyor Mercedes-Benz, elektrikli mobilite atağını yeni CLA Shooting Brake...

Porsche Macan Turbo ile North Coast 500: İskoçya’nın Vahşi Kuzeyine Elektrikli Bir Yolculuk

Otomobil tutkunlarının zihninde bazı yollar vardır ki, yalnızca bir rota değil, birer efsanedir. Amerika'nın Route 66'sı, Avusturya'nın Großglockner Geçidi...

Tomohiko Yao, Nissan Türkiye Genel Müdürü Olarak Atandı

Nissan, 1 Haziran 2026 tarihi itibarıyla Tomohiko Yao’nun Nissan Türkiye Genel Müdürü olarak atandığını duyurdu. Yao, son dört yıldır Nissan...

Almanya’da Elektrikli Otomobil Talebi Patladı: Devlet Teşviki Rekor Geçiş Getirdi

Almanya'da elektrikli otomobillere yönelik yeni devlet teşvikleri etkisini göstermeye başladı. 2026'nın ilk çeyreğinde benzinli ve dizel araçlardan elektrikli otomobillere...

Zorlu Batı Sahili Rotalarında Test Edildi

Nissan Qashqai e-POWER’dan Tek Depoyla 1300 Kilometreyi Aşan Performans... Nissan Qashqai e-POWER, Avustralya’nın zorlu yol koşullarında gerçekleştirilen uzun menzil testinde...

Le Journal de l’Automobile : Dans quelle mesure la guerre en Iran peut impacter le prix de l’énergie en France pour les distributeurs ?

Alexandre Beaufils : Aujourd’hui, la situation géopolitique peut perturber la distribution de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment issus des productions qataries. Environ 20 % de la production mondiale d’énergie fossile, notamment de GNL, transite par cette région. Le fait que le détroit d’Ormuz soit toujours bloqué pénalise fortement l’approvisionnement et le transport de ces deux matières premières. Cela impacte directement les marchés, avec une disponibilité qui se réduit pour ces ressources.

 

J.A. : Peut-on déjà mesurer l’impact de la crise sur le prix de l’énergie ?

A.B. : Le marché du gaz va être fortement impacté, notamment à court terme, c’est-à-dire en 2026 et au premier semestre 2027. En revanche, nous ne constatons pas de forte évolution des prix pour les années suivantes, entre 2028 et 2030.

Pour vous donner une idée pour le gaz : avant le 2 mars 2026, le prix spot de l’énergie (un prix de marché, et non celui vendu aux distributeurs) était de 30,46 euros le MWh. À partir du 4 mars, ce prix a grimpé à 44,01 euros le MWh.

Aujourd’hui, un distributeur automobile ou un client professionnel qui a besoin d’acheter du gaz pour  l’année 2026, parce que ses contrats arrivent à échéance, aura comme indice de référence celui auquel les fournisseurs ont acheté leur gaz, soit 44,01 euros le MWh.

Pour le premier semestre 2027, les fournisseurs achetaient le MWh à 26,26 euros fin février 2026. Depuis le 4 mars 2026, il vaut 29,50 euros. Nous observons donc une augmentation significative sur 2026 et un peu plus mesurée en 2027. Pour les années suivantes, la variation se limite à quelques dizaines de centimes d’euro, ce qui reste relativement anecdotique..

 

J.A. : Cette hausse du prix aura donc des conséquences négatives sur le coût de l’énergie des distributeurs ?

A.B. : Tout dépend de la “deadline” de contractualisation mise en place par les distributeurs. Si ce dernier n’a pas anticipé ses achats et voit son contrat de gaz arriver à échéance cette année, il sera contraint d’acheter sur les prix de 2026 qui subissent une forte augmentation. Cela peut avoir une résonance assez significative sur ses factures.

 

Pour l’électricité en tant que telle, il n’y a pas d’effet aussi flagrant. Les prix d’achat sur 2026 et fin 2027 se situaient aux alentours de 27,43 euros fin février 2026. Aujourd’hui, nous avons des prix qui tournent autour de 32,93 euros. C’est tout de même une augmentation d’environ 20 % à cause du conflit.

 

Même si nous avons une disponibilité avec une production électrique correcte et sécurisée en France, nous avons une indexation qui se fait sur le gaz. Donc, si vous avez le marché du gaz qui flambe, vous avez une électricité qui augmente également. C’est ce qu’on a connu aussi pendant la guerre en Ukraine.

 

Si le marché du gaz flambe, l’électricité augmente aussi

 

J.A. : Justement, quelles sont les différences entre cette guerre en Iran et l’invasion de l’Ukraine en 2022 ? L’impact sera-t-il similaire pour les distributeurs ?

A.B. : Je ne l’espère pas ! Mais ce que nous vivons aujourd’hui est différent. En 2022, il y avait une accumulation de problématiques. La guerre en Ukraine a engendré une diminution drastique de l’approvisionnement en gaz. Ça, c’est l’élément que nous pourrions rapprocher de la fermeture du détroit d’Ormuz aujourd’hui, et donc du manque de livraison de GNL.

 

En revanche, à l’époque s’est ajoutée à cela la découverte de corrosion au niveau de nos centrales nucléaires françaises. Ce qui a été un facteur aggravant. Cette défaillance a conduit à l’arrêt de certaines d’entre elles et à la réduction de la production pour d’autres, pour réaliser de la maintenance. L’électricité étant indexée sur le gaz, son prix a également considérablement augmenté et, en parallèle, nos unités de production produisaient moins. 

 

Aujourd’hui, en ce qui concerne la crise en Iran, il y a effectivement la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais nous n’avons pas de problématiques sur nos unités de production. Nous aurons donc une augmentation liée au manque de produits fossiles, mais elle ne devrait pas être aussi spectaculaire que celle que nous avons connue en 2022…

 

J.A. : Quelles seraient les conséquences si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait ?

A.B. : La situation serait plus complexe. Dans un contexte de reprise économique globale, en particulier en Chine, il y aura de forts besoins en énergie fossile.

 

Quand vous fermez un robinet pendant une semaine, l’impact peut être minime. En revanche, si vous le laissez fermé pendant deux mois, les produits vont se raréfier. Même si la vanne se rouvre, le temps que le commerce se remette en place, vous allez avoir une détente qui va être relativement longue.

 

Les réserves européennes en GNL sont plutôt bonnes, avec une diversification de l’approvisionnement. Maintenant, quand vous avez 20 % de la production à l’arrêt, même si vous avez une diversification de vos sources d’approvisionnement, au bout de trois semaines, l’impact sera non négligeable.

 

D’autant que sur les mois de mars, avril et mai, nous reconstituons les stocks de gaz pour l’hiver futur.

 

J.A. : Quels sont les cas de figure pour les distributeurs actuellement ?

A.B. : Pour les distributeurs, d’expérience, il y a deux cas de figure.

 

Dans le premier cas, le distributeur qui a malheureusement son contrat qui arrive à échéance en 2026 et qui n’a pas anticipé va subir de plein fouet l’augmentation du gaz et, dans une moindre mesure, celle de l’électricité.

 

Deuxième cas de figure : les distributeurs engagés jusqu’à fin 2027, voire début 2028, qui sont désireux d’anticiper les achats et de sécuriser 2029-2030, années non impactées pour le moment par l’augmentation liée à la crise et à la guerre. La plupart l’ont fait, mais pas tous malheureusement.

 

À ce jour, la chose à faire s’ils n’ont pas anticipé est de se rapprocher de leur conseiller, comme Alliance des Énergies, pour pouvoir avoir une stratégie d’achat la plus cohérente possible. Pour les années qui arrivent, donc 2027, s’ils souscrivent en 2026, nous leur préconisons de partir sur un contrat d’un an, afin qu’ils puissent, au moment où les marchés rebaisseront, renégocier leur contrat. Une contractualisation certes plus onéreuse, mais au moins plus flexible. Il vaut mieux se couper un doigt plutôt qu’un bras. Mais c’est un peu la seule solution.

 

Vous ne pouvez pas demander à un distributeur de moins consommer de gaz ou d’électricité, en particulier dans un contexte où l’électrification des usages augmente.

 

Pour le gaz, c’est pareil. Aujourd’hui, vous avez des distributeurs qui utilisent le gaz soit pour la partie chauffage, soit pour la partie carrosserie. S’ils réduisent leur consommation de gaz, ils ont moins d’activité, donc moins de chiffre d’affaires.

 

Il vaut mieux se couper un doigt plutôt qu’un bras

 

J.A. : Quelle est la part de vos clients qui n’ont pas anticipé et, hors temps de crise, que préconisez-vous ?

A.B. : Environ 15 % de nos clients n’ont pas anticipé, ce qui reste une part minoritaire sur les clients que nous avons en portefeuille et que nous accompagnons déjà depuis longtemps. Pour nos nouveaux clients, il peut y avoir un caractère plus urgent de les aider à renégocier leur contrat.

 

Dans un contexte standard, nous préconisons aux distributeurs d’anticiper sur le long terme, en particulier avec l’électrification d’un certain nombre d’usages. Certaines marques demandent aux distributeurs d’ajouter des bornes de recharge sur leur site.

 

La consommation des distributeurs est de plus en plus gourmande en électricité. Il devient donc important pour eux d’avoir un prix d’achat relativement bon sur du long terme, de manière à pouvoir construire leur bilan prévisionnel avec un prix d’achat maîtrisé et connu, et limiter l’impact de crises éventuelles, comme celle-ci.

 

J.A. : Quelles sont vos prévisions de l’évolution du prix de l’énergie ? 

A.B. : Si la crise continue, le prix du gaz poursuivra son augmentation, c’est une certitude. De plus, la baisse ne sera pas aussi rapide que la montée, et c’est un point important.

 

D’autre part, si nous nous retrouvons dans une situation météorologique compliquée, la consommation va augmenter et nous risquons d’être un peu sur le fil.

 

Mais, pour le moment, nous sommes au tout début des événements et tout peut s’arrêter du jour au lendemain avec l’ouverture du détroit, ou, à l’inverse, connaître une nouvelle escalade avec des éléments qui pourraient s’additionner, comme on l’a connu lors de l’invasion de l’Ukraine.

Automobile Magazine-France

GRDF renouvelle son partenariat avec The Future is Neutral

GRDF renouvelle son partenariat avec The Future is Neutral

Initié en 2024, le partenariat entre GRDF et The Future is Neutral est reconduit pour...
usine Nissan Sunderland Chery

Nissan et Chery étudient un accord pour Sunderland

Les deux constructeurs ont signé un protocole d'accord non contraignant ouvrant un cycle d'échange autour...
durisotti

La faillite de GTE-Automotive entraîne Durisotti dans sa chute

Le tribunal de commerce d’Arras (62) a prononcé la liquidation judiciaire de Durisotti et de...
Shiftmove Post Office

Shiftmove automatise la gestion des documents de flotte avec l’IA

Shiftmove enrichit sa plateforme Avrios d’une nouvelle fonctionnalité basée sur l’intelligence artificielle. Baptisée Post Office,...
evera stellantis

LLD VO : Stellantis s’en remet à Evera

Stellantis confie à Evera le soin de louer en longue durée une partie de ses...
Coyote

Coyote alerte sur l’explosion des vols de véhicules dans le BTP

Dans son dernier baromètre, le spécialiste des services connectés aux automobilistes fait état d’une forte...
OPmobility usine États-Unis

OPmobility choisit un bastion américain pour sa prochaine usine

Le groupe français a entériné la construction prochaine d'une usine aux États-Unis. Dédiée à des...
Gemy renforce son équipe dirigeante avec Sébastien Caron et Alexandre Claude

Gemy renforce son équipe dirigeante avec Sébastien Caron et Alexandre Claude

Le groupe lavallois recrute Sébastien Caron et Alexandre Claude aux postes de directeurs généraux des...
Stellantis Mulhouse

Stellantis : la France reste au cœur du dispositif de la nouvelle plateforme STLA One

La satisfaction n’était pas feinte pour Roland Lescure, ministre de l’Économie, et Sébastien...
marché flottes mai 2026

L’électrique prend le pouvoir dans les flottes

En mai 2026, pour la première fois, les livraisons de voitures électriques ont été majoritaires...
Toyota Morlaix Cobredia

Le groupe Cobredia donne un second souffle à ses concessions de Morlaix et de Brest

Dans le cadre de son développement, le groupe de distribution Cobredia réalise des...
Louis-Carl Vignon

Le groupe Hess Automobile accueille Louis-Carl Vignon

Après sept ans et demi à la tête de Ford France, Louis-Carl Vignon...
meilleures ventes de véhicules électriques en mai 2026

Le podium des véhicules électriques les plus vendus en mai 2026

Dans un marché en hausse de près de 93 %, porté par le leasing social...
Cosmobilis cède En Voiture Simone à Ornikar

Cosmobilis cède En Voiture Simone à Ornikar

Cosmobilis n'est plus le propriétaire d'En Voiture Simone. Le groupe présidé par Jean-Louis...
Mulhouse production modèles Peugeot plan FaSTLAne 2030

Stellantis va produire trois nouveaux modèles Peugeot à Mulhouse

Le constructeur automobile Stellantis annonce un investissement de plus d’un milliard d’euros en France afin...
saic espagne

SAIC choisit l’Espagne pour sa première usine européenne

Le groupe automobile chinois SAIC (MG, Maxus...) va installer à La Corogne, dans...
marché VO mai 2026

Marché de l’occasion : les jours fériés ont pesé dans le bilan de mai 2026

Le marché des voitures d'occasion a perdu du volume en mai 2026. Selon...
renault verkor

Renault met la pression à Verkor

Renault, actionnaire et seul client du fabricant de cellules de batteries Verkor, a...
Twingo Renault Leasing Social

Leasing social 2026 : Renault intègre la Twingo E-Tech à ses offres

Pour la prochaine édition du leasing social qui devrait débuter le 16 juillet 2026, Renault...
MG IM Motor France

MG lance sa gamme IM en France

Jusqu'à présent, SAIC était le seul grand constructeur chinois à ne proposer qu'une...