Le groupe Debard Automobiles a obtenu les moyens de ses ambitions. Son président et fondateur, Eric Debard, a confirmé au Journal de l’Automobile avoir levé 80 millions d’euros. Une enveloppe qui doit lui permettre de densifier encore sa couverture hexagonale avec l’enseigne de revente de voitures d’occasion.
“Dans nos calculs, il faut quatre millions d’euros pour l’immobilier et six millions d’euros pour le stock de véhicules“, explique Eric Debard. Sur cette base, les 80 millions d’euros serviront donc à bâtir huit nouvelles agences. Elles seront toutes inaugurées dans les dix-huit prochains mois, si le calendrier des travaux est respecté.
Cinq permis de construire ont déjà été obtenus. Debard Automobiles va, à court termes, implanter son offre de voitures d’occasion à Angoulême (16) comme nous l’annoncions dernièrement, Nantes (44), Laval (53), Châteauroux (36) et Orléans (45). Suivront ensuite des chantiers à Clermont-Ferrand (63), Carcassonne (11) et Narbonne (11). Huit agences qui porteront le total à 24 sites sur le territoire national.
Assumer le métier de commerçant
À l’heure de la digitalisation, cette stratégie interroge. Eric Debard la défend, chiffres à l’appui. D’abord, il va créer 120 emplois, portant l’effectif à 400 collaborateurs. Ensuite, il rappelle la performance de son entreprise en 2025 : l’enseigne a augmenté ses ventes de voitures d’occasion de 15 %, cumulant 15 500 transactions et 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.
“Nous faisons un métier de commerçant. Nous devons avoir une présence physique pour répondre aux besoins des clients et assurer le service après-vente. Pour cela, il nous faut des boutiques et une capacité de stockage“, explique Eric Debard.
Sur le long terme, il prend le pari que les constructeurs vont se retrouver avec des parcs pleins à la sortie des usines. Ces huit nouvelles agences aideront ainsi à absorber les flux qui lui seront proposés. Et le président de rappeler que, sous l’enseigne Debard Automobiles, 60 % des ventes à client final concernent une voiture d’occasion 0 km.
En ce qui concerne la levée de fonds, elle n’a impliqué aucun investisseur extérieur. Les commandes demeurent donc pleinement entre les mains de celui qui a fondé l’entreprise il y a 40 ans, à Albi (81). Il en faisait une condition sine qua non. “Nous sommes fréquemment contactés par des banques et des sociétés de financement, mais nous refusons de perdre notre indépendance“, clame Eric Debard, “comme nous refusons de nous associer à un constructeur en particulier“.
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