Fleuron d’une industrie allemande en crise, le groupe Volkswagen a vu son bénéfice net fondre au premier trimestre 2026 de 28,4 %, pour atteindre 1,564 milliard d’euros.
Sur la période, son chiffre d’affaires s’établit à 75, 657 milliards d’euros, en baisse de 2,5 %. Le groupe a subi une baisse globale de ses livraisons dans le monde de 4 %, à 2,05 millions de véhicules.
Il a rencontré des difficultés notamment en Chine (-14,8 %) face à la rude compétition imposée par les locaux, ainsi qu’aux États-Unis (-20,5 %).
Un programme d’économies
Dans une interview interne publiée par Volkswagen, le directeur financier du groupe, Arno Antlitz, a indiqué que les droits de douane américains introduits il y a environ un an “représentaient une charge supplémentaire d’environ 4 milliards d’euros par an”.
Ces coûts massifs ont directement contribué à la diminution de 14,3 % du bénéfice opérationnel au premier trimestre 2026, à 2,463 milliards d’euros.
Pour remonter la pente et notamment améliorer sa rentabilité qui s’est encore dégradée au premier trimestre 2026, à 3,3 % contre 3,7 % un an plus tôt, le groupe Volkswagen mise sur une réduction drastique de ses coûts.
Selon le communiqué, l’entreprise a déjà réduit ses “frais généraux de près d’un milliard d’euros” sur les trois premiers mois de l’année.
Et comme annoncé en mars 2026, elle veut supprimer 50 000 emplois en Allemagne d’ici à 2030. Le directeur financier du groupe a laissé entrevoir des économies encore plus importantes, arguant que “dans cet environnement, les réductions de coûts planifiées à ce jour sont insuffisantes”.
Le groupe Volkswagen veut notamment ajuster la capacité de ses usines “face à la concurrence chinoise qui pénètre en Europe, en implantant de nouvelles usines performantes en Europe de l’Est et du Sud”.
Son patron, Oliver Blume, a indiqué fin avril dans la presse prévoir de réduire la capacité de production mondiale du groupe jusqu’à un million de véhicules.
Malgré ces difficultés, Volkswagen a confirmé ses objectifs pour l’exercice 2026, sa marge opérationnelle devant remonter entre 4 et 5,5 %.
Les prévisions se basent cependant sur l’hypothèse que les droits de douane restent inchangés, et ne prennent pas en compte l’impact de “l’escalade au Moyen-Orient”. (avec AFP)
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