La féminisation de l’automobile est en marche

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Sur le papier, la dynamique est visible. Dans les discours, la prise de conscience semble généralisée. Mais derrière les chiffres mis en avant et les portraits exemplaires, une question demeure : le secteur automobile est-il en train de se transformer en profondeur… ou simplement d’apprendre à mieux communiquer sur ses efforts ?

 

Car si la filière progresse, elle reste l’une des plus masculines de l’industrie. L’ironie, c’est que l’automobile doit une partie de sa naissance à des femmes.

 

D’abord à Bertha Benz qui a démontré qu’un voyage en véhicule motorisé était possible. C’était en août 1888, entre Mannheim et Pforzheim, à bord du tricycle breveté par son mari Carl Benz. Si ce génial inventeur, trop timide, n’osait pas montrer sa création, le road trip de sa femme eut un retentissement considérable. Une démonstration de faisabilité qui fera plus pour la publicité de l’invention que bien des discours techniques.

 

Au même moment, une autre femme, Louise Cayrol, aidait son mari, Édouard Sarazin, à commercialiser en France le moteur à essence de Gottlieb Daimler. Devenue veuve, Louise Cayrol-Sarazin garde la licence du moteur et en confie la production à son second mari René Panhard, cofondateur de Panhard et Levassor, constructeur qui a véritablement donné naissance à l’industrie automobile en démarrant la toute première série de trente voitures en 1891. Mais plus d’un siècle plus tard, le constat reste paradoxal : les femmes ont participé à la naissance de l’automobile, mais l’automobile a longtemps fonctionné comme si elles n’existaient pas.

 

Loi Rixain : un accélérateur de gouvernance

 

C’est dans ce contexte que la loi Rixain impose des quotas progressifs de féminisation dans les sociétés de plus de 1 000 salariés. Depuis le 1er mars 2026, les grandes entreprises doivent afficher 30 % de femmes dans leurs instances dirigeantes. Une contrainte qui a déjà déclenché une course à la conformité.

 

Certaines marques, comme Citroën, affichent une avance spectaculaire. “Au niveau du comité de direction de Citroën monde, il y a une majorité de femmes : six pour cinq hommes“, aime rappeler Leslie Peltier, directrice de la communication. Plus frappant encore : les derniers recrutements stratégiques (communication, marketing et satisfaction client) sont tous féminins. Et au niveau de la direction en France, tous les membres du codir sont des femmes, à l’exception d’Édouard George, le directeur.

 

Un symbole fort. Mais qui pose aussi une question : cette féminisation concerne-t-elle réellement tous les métiers… ou surtout les fonctions de siège, plus visibles et plus facilement “quota-compatibles” ?

 

Car dans les usines, dans l’après-vente, dans la mécanique et dans les réseaux, les proportions restent souvent très éloignées des comités de direction.

 

En août 1888, entre Mannheim et Pforzheim, Bertha Benz démontre qu’un voyage en véhicule motorisé est possible à bord du tricycle breveté par son mari Carl Benz. ©Benz

 

Renault, une progression rapide

 

De son côté, le groupe Renault fait lui aussi des efforts de féminisation importants et vient de choisir Katrin Adt comme directrice générale de Dacia. Cette nomination permet au Losange de rester dans les clous de la loi Rixain avec pile 30,6 % de femmes parmi les top managers, alors qu’elles n’étaient que 9,3 % en 2021.

 

Et si l’on compte parmi les top leaders, les instances dirigeantes, les leadership teams et les comités de management des marques, on atteint même 35,6 % de femmes“, revendique Patricia Mizzi du service de communication de Renault.

 

 

Mais dans les usines, les proportions sont plus faibles, même si la progression est notable. “Dans notre manufacture de Douai, on compte déjà 21 % de femmes sur les 2 451 employés en CDI et apprentis, poursuit Patricia Mizzi, et 30 % des nouveaux recrutements en CDI sont des femmes, ce qui a valu au pôle industriel ElectriCity de Renault Group de recevoir en octobre 2025 le prix AFL Diversity pour sa politique en faveur de l’inclusion.

 

Ces efforts des constructeurs automobiles se retrouvent aussi chez les distributeurs comme dans le groupe Bernard dirigé par une femme, Chloé Bernard, et dont le comex est à parité stricte : trois femmes et trois hommes.

 

Cette même volonté de féminiser les équipes se retrouve chez l’équipementier Forvia qui compte 28 % de femmes parmi ses 300 principaux leaders, soit deux fois plus qu’il y a huit ans. “Nous avons comme objectif à l’horizon 2030 d’atteindre 35 % de femmes parmi les managers et experts et 30 % de femmes dans le top 300“, vante le service de communication de l’ex-Faurecia.

 

Autre exemple révélateur, l’entreprise ACC qui produit les batteries pour Stellantis et Mercedes-Benz dans sa gigafactory de Douvrin (Pas-de-Calais) : sur 2 200 collaborateurs, les femmes représentent 20 % de la masse salariale, mais le but affiché est d’atteindre 30 % (au moins pour les cadres) d’ici 2030.

 

ACC encourage la mixité au sein des équipes grâce surtout aux actions du réseau Pow’Her. Cette association interne, créée en 2021 et présidée par l’ingénieure Lucille Gouton, compte aujourd’hui 250 membres, dont 60 actifs, parmi lesquels 38 % d’hommes.

 

Nous organisons des conférences, des déjeuners-débats ou des interventions ludiques comme le «jeu des Mille Pas» pour aborder les thèmes de la mixité, de la diversité et de l’inclusion en favorisant le dialogue entre les collaborateurs“, éclaire la présidente.

 

L’objectif, c’est de rassurer les femmes sur leur légitimité. Si elles sont là, c’est parce qu’elles ont le droit de l’être. Elles ont toutes les compétences et il n’y a pas de raison que l’industrie soit moins féminisée que d’autres domaines comme le sont la santé, la finance ou l’éducation“, insiste cette cadre de 36 ans, avant de souligner que les plus jeunes générations sont plus inclusives que leurs aînées.

 

Le frein de la légitimité

 

Il n’en demeure pas moins qu’il reste encore trop de barrières que se mettent elles-mêmes les femmes en n’osant pas toujours s’imposer.

 

Tout au long de cette enquête, les témoignages concordent : dès que les femmes ont le moindre doute sur leurs compétences, elles se mettent en retrait, par peur de ne pas être légitimes, alors que les hommes, eux, n’hésitent jamais à postuler à de nouvelles fonctions ou à une promotion, même s’ils se savent “sous-motorisés”. Dommage car lorsque les femmes sont sûres d’elles, aucun obstacle ne les arrête.

 

Le parcours d’Anne-Marie Baezner, qui dirige depuis vingt ans le salon automobile de Lyon, après vingt ans passés à la direction de Renault Trucks, en est la preuve. “Je me suis toujours sentie à la fois considérée et encouragée par ma hiérarchie”, affirme cette énergique patronne.

 

 

“Le secret, c’est de toujours conserver une attitude très professionnelle et ne pas se laisser impressionner”, enchérit de son côté l’ingénieure Emmanuelle Girard qui au cours de ses années chez Valeo a su tenir tête à des homologues japonais de Toyota.

 

Au début, je sentais une réelle appréhension du côté des équipes nipponnes composées uniquement d’hommes. J’ai tenu bon, le projet s’est fait et au terme de notre coopération, j’ai reçu un mail très élogieux de la part du chef d’équipe japonais, me remerciant du travail réalisé ensemble.

 

Aujourd’hui, Emmanuelle Girard dirige l’antenne Auvergne-Rhône-Alpes de l’association Wave Les Elles de l’Auto qui prône la mixité dans le monde de l’automobile.

 

Notre volonté est d’inciter les jeunes femmes à venir travailler dans notre secteur, car il faut rappeler qu’il n’y a plus de mécanique graisseuse et salissante, au contraire, grâce à la digitalisation, de nouveaux métiers apparaissent pour lesquels les femmes ont beaucoup à apporter.

 

L’association Wave Les Elles de l’Auto, qui regroupe 3 300 membres (dont 40 % d’hommes), rappelle que la filière progresse. Selon l’observatoire ANFA, les femmes représentaient 6 % du secteur en 2008, contre 23 % aujourd’hui. Un bond réel.

 

 

Mais Wave pointe aussi un problème structurel : le plafond de verre. Et surtout les “murs de verre”, qui cantonnent les femmes dans des fonctions support (RH, marketing et comptabilité), tandis que les métiers techniques, industriels et commerciaux restent dominés par les hommes.

 

À écouter les industriels, la mixité est désormais un “bonus de marque employeur”, un argument de recrutement, une nécessité stratégique. Le discours est rodé.

 

Mais dans les faits, l’automobile reste confrontée à plusieurs défis. Avec en premier lieu une orientation scolaire encore très genrée, un déficit de candidates dans les filières techniques et une culture industrielle parfois hostile.

 

Autant de freins qui amènent une représentation encore faible dans les métiers cœur (production, après-vente et direction opérationnelle). La loi Rixain va accélérer les choses. Mais elle ne garantit pas une transformation culturelle.

 

Car le vrai test sera ailleurs : combien de femmes deviendront directrices d’usine, patronnes de réseau, directrices après-vente, responsables qualité, cheffes d’atelier ou directrices industrielles ?

 

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Kate Mouilleron, designer au cœur du réacteur Citroën

 

Kate Mouilleron, design project manager chez Citroën. ©Citroën

 

Product design manager chez Citroën, responsable du nouveau C5 Aircross, Kate Mouilleron incarne cette génération de femmes qui s’impose dans les studios de design automobile. Un univers qui reste encore largement masculin.

 

Au Creative Center de Vélizy (78), pas de concept cars exposés ni de maquettes spectaculaires pour servir de décor. La confidentialité est de mise. Kate Mouilleron travaille au cœur des projets stratégiques de la marque. Juste en dessous du patron du design Pierre Leclercq dans l’organigramme, elle pilote les équipes sur des modèles clés, dont le nouveau C5 Aircross.

 

Son parcours commence presque par hasard. À 15 ans, lors d’un stage chez Bentley, où son père travaille comme directeur commercial, elle découvre le quotidien d’un studio de design. “J’ai vu des gens qui dessinaient toute la journée. Je me suis dit : «C’est ça que je veux faire plus tard.»” À Coventry, pendant ses études entre 2003 et 2007, elle évolue dans un univers très mas­culin : deux femmes seulement sur 120 étudiants.

 

Diplômée, elle est recrutée chez Bentley par Dirk van Braeckel. La crise des subprimes en décide autrement : les derniers arrivés sont remerciés. Elle en fait partie. Elle rebondit en free‑lance avant d’être repérée par Citroën, à l’époque d’Alexandre Malval, qui l’intègre en 2013. Elle commence par les signatures lumineuses, ces éléments devenus centraux dans l’identité visuelle d’une marque. “C’est un peu comme des diamants sur une bague de fian­çailles“, sourit‑elle.

 

De l’Ami au C5 Aircross

 

En 2018, elle décroche son premier poste de design project manager sur l’Ami qui sort en 2020. Un projet atypique, presque expérimental, qui devient un succès commercial. “J’ai énormément appris avec cet objet de mobilité audacieux.”

 

Changement d’échelle avec le nouveau C5 Aircross. Plus complexe, plus sta­tutaire, ce SUV familial mise sur une approche “salon cosy“, avec un travail poussé sur les matériaux et l’ergonomie de l’écran central, désormais pensé pour l’ensemble des occupants.

 

 

À la question d’un design Citroën plus “féminin“, elle esquive habilement : “Nous dessinons des voitures pour tout le monde, même si nous avons peut‑être une orientation plus familiale que d’autres marques du groupe.”

 

Dans un studio Citroën encore peu féminisé (12 femmes sur 72 designers), Kate Mouilleron assume la réalité du terrain : “Dans les métiers techniques, les femmes ont moins le droit à l’erreur ou à l’improvisation que les hommes.” Avant de conclure : “Mais quand je convaincs et que je fournis des solutions, je gagne le respect des équipes. Je pense apporter la preuve qu’une femme peut faire le même métier qu’un homme.”

 

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Dans l’usine, la modernisation aide… mais ne règle pas tout

 

Émilie Léonard, ingénieure, sur la chaîne de montage de l’usine Ampere de Douai.

 

À Douai (59), dans l’usine Renault ElectriCity, Émilie Léonard supervise l’une des lignes de montage où sont assemblées, entre autres, les R5 électriques. À 33 ans, cette ingénieure est responsable de fabrication et incarne une évolution encore récente : l’arrivée progressive des femmes dans les fonctions opérationnelles de l’industrie automobile.

 

Son nom est inscrit en grandes lettres sur sa com­binaison. Émilie Léonard nous accueille directement devant la ligne de montage d’ElectriCity de Renault. Elle décrit une usine profondément modernisée depuis 2020. “On a eu de gros travaux, cela nous a permis d’améliorer la luminosité, l’ergonomie des postes et de diminuer le bruit“, explique‑t‑elle. Parmi les changements marquants : le rempla­cement des chariots à fourche par des AGV, ces véhicules autonomes qui alimentent la ligne en pièces en suivant une trajectoire magnétique.

 

Le travail est désormais organisé entre la préparation des chariots et le montage des composants. Un seul chariot suit le véhicule sur la ligne, avant d’être automa­tiquement remplacé lorsqu’il est vide. Une organisation pensée pour gagner en efficacité… et qui contribue aussi à faciliter la mixité.

 

Le jour de notre visite, près d’une centaine de femmes travaillaient sur la chaîne, soit environ 20 % des 500 opérateurs de l’équipe du matin. “Quand j’ai commencé, j’étais la seule femme responsable de production. Aujourd’hui, mon chef est une femme, il y a deux chefs d’atelier femmes, des chefs d’équipe femmes et on commence à avoir des opératrices seniors“, observe‑t‑elle.

 

Elle note également un impact sur le climat social : “Quand ce sont des femmes, cela apaise l’UET (unité élémentaire de travail). Les échanges sont moins agressifs, moins chargés de testostérone.”

 

Diplômée de l’IMT Nantes, Émilie Léonard dit avoir choisi l’industrie pour son côté concret. “Quand on prend une décision, on en voit tout de suite le résultat. Et puis, l’industrie au­tomobile française, c’est quand même l’excellence, d’autant que Renault proposait un parcours de formation complémentaire avec une montée en compétences.

 

Aujourd’hui, elle su­pervise 350 à 370 véhicules par rota­tion, soit plus d’un tiers des 950 voi­tures produites quotidiennement, avec un outil principal : une tablette. “Toutes nos visseuses électriques sont connectées, je peux savoir si un écrou a été oublié ou mal vissé.”

 

Même digitalisée, la production reste physique : elle marche près de quinze kilomètres par jour. Mais son enthousiasme ne laisse aucun doute : la jeune responsable se sent parfaite­ment à sa place sur la ligne.

 

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Chloé Bernard : “Il faut inciter les femmes à oser”

 

Chloé Bernard, directrice générale du groupe Bernard. ©Bernard

 

À 37 ans, Chloé Bernard dirige le groupe Bernard, acteur majeur de la distribution automobile et de poids lourds, créé par son arrière‑grand‑père. À la tête de 120 sites et 3 100 collaborateurs, la directrice générale assume une volonté claire : accélérer la féminisation d’un secteur encore largement masculin.

 

Quand avez‑vous repris les rênes du groupe familial ?

J’ai grandi à Bourg‑en‑Bresse (01) et, enfant, après l’école, j’allais sou­vent dans l’appartement de mon grand‑père situé au‑dessus de la concession Renault Trucks historique. Je suis donc très attachée à l’univers des garages. J’ai ensuite fait une école de commerce (Neo­ma Business School), puis une année à HEC Paris. J’ai commencé dans les fusions‑acquisitions chez Édmond de Rothschild, avant de passer chez Vicat, puis Accenture. Mais je préférais la vision à long terme qu’on trouve en entreprise. C’est mon frère Cédric qui m’a convaincue de rejoindre le groupe en 2019. En 2024, je suis devenue directrice générale et lui vice‑président.

 

Quelle est la place des femmes au sein du groupe Bernard ?

Notre comex est équilibré, avec trois femmes et trois hommes. Dans l’entreprise, les femmes représentent environ un quart des effectifs. Les postes de direction opérationnelle restent encore majoritaire­ment masculins, mais les fonctions commerciales se féminisent pro­gressivement et cela se voit dans nos concessions. Et s’il y a déjà beaucoup de femmes au sein des fonctions support (comptabilité, RH, marketing), l’ap­prentissage est un bon levier pour féminiser nos métiers dans l’après‑vente.

 

Avez‑vous l’impression d’être un modèle en tant que femme dirigeante ?

Je suis une femme dans un milieu assez masculin. Le fait que je sois directrice générale peut, je l’espère, encourager certaines collaboratrices à oser davantage. J’ai recruté et promu des femmes très compétentes qui, spontanément, n’auraient peut‑être pas postulé. C’est un vrai sujet : souvent, les femmes osent moins que les hommes. J’encourage donc nos managers à être plus proactifs et à inciter leurs collaboratrices à se positionner.

 

Pensez‑vous que les femmes n’osent pas assez par peur de ne pas réussir à concilier vie de famille et vie professionnelle ?

Quand j’étais en banque d’affaires, j’ai rencontré des femmes qui avaient dû privilégier leur carrière au détriment de leur vie familiale. Ce n’est pas un modèle qui m’a inspirée. J’ai moi‑même été enceinte de mon deuxième enfant juste avant de prendre le poste de directrice générale. Dans notre entreprise, les femmes ont le droit d’avoir des enfants. Il nous est même arrivé de proposer une promotion à une femme qui allait partir en congé maternité. On ne met pas d’obstacles à une femme parce qu’elle est enceinte.

 

La présence de femmes en réception atelier change‑t‑elle la relation client ?

Le poste de réceptionnaire après‑vente est difficile : les clients viennent souvent pour un problème coûteux, parfois bloquant pour leur activité, notamment en BtoB. La relation client est donc très sensible. Oui, une femme peut parfois apaiser une situation tendue. Mais, au final, c’est la qualité du service et de la réparation qui compte. Homme ou femme, le réceptionnaire doit être à la hauteur.

 

L’électrification change‑t‑elle votre modèle économique ?

Oui car la réparation mécanique et l’entretien constituent une grosse partie de notre bu­siness model, or il y a moins d’entretien sur les véhicules électriques. Nous devons donc réfléchir à proposer des services différents comme la gestion de flotte par exemple. Mais je suis convaincue que l’électrique permet la décarbonation du secteur des trans­ports, c’est une bonne solution pour la planète, ce à quoi je suis sensible. Il faut donc que l’on s’adapte. Je roule moi‑même en voiture électrique (Renault Scenic actuellement) car pour convaincre nos clients, il faut être prescripteurs, exactement comme pour la place des femmes dans notre entreprise, je veux que nous soyons exemplaires.

 

Dossier réalisé par Alexandre Lazerges

Automobile Magazine-France

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