“Nos excellents résultats du premier trimestre et nos prévisions annuelles revues à la hausse témoignent de la dynamique du plan Ford+” a indiqué Jim Farley, le PDG de Ford, dans un communiqué.
Malgré des ventes en baisse de 8,8 % au premier trimestre 2026, Ford a effectivement dévoilé un solide bilan. En effet, le constructeur américain a affiché un chiffre d’affaires de 43,3 milliards de dollars, en hausse de 6 % et un résultat net de 2,5 milliards de dollars, en progression de 2,1 %.
Notons que les chiffres trimestriels incluent une enveloppe exceptionnelle de 1,3 milliard de dollars au titre des droits de douane indûment versés entre mars 2025 et février 2026, selon les précisions du constructeur.
En effet, la Cour suprême des États-Unis a invalidé une partie des droits de douane instaurés par le président Donald Trump depuis 2025, ouvrant la voie à des demandes de remboursement par les entreprises.
Selon la directrice financière du constructeur, Sherry House, lors d’un point de presse, le remboursement est inscrit comptablement au premier trimestre car la décision judiciaire a été rendue durant cette période, mais il ne devrait être effectif que “plus tard, peut-être en 2027”.
C’est uniquement à ce moment-là que le flux de trésorerie le reflétera, a-t-elle précisé, soulignant que même sans cette inscription comptable, les opérations auraient généré 2,2 milliards de dollars de plus qu’escompté grâce “au mix produit, à la tarification, à la croissance dans le numérique et aux services”.
Bénéfice opérationnel revu à la hausse
Dans ce contexte, Ford a rehaussé sa prévision de bénéfice opérationnel hors exceptionnels pour 2026, qui devrait se situer dans une fourchette de 8,5 à 10,5 milliards (8 à 10 milliards auparavant). Il a également confirmé un flux de trésorerie de 5 à 6 milliards et des dépenses d’investissement de 9,5 à 10,5 milliards de dollars sur l’année.
Outre le remboursement lié aux droits de douane, ces prévisions incluent notamment un surcoût des matières premières de 2 milliards de dollars (un milliard prévu) et des droits de douane d’environ un milliard de dollars nets (deux milliards en 2025).
“Même avant le conflit en Iran, nous avions commencé à constater des pénuries au niveau mondial, en particulier d’aluminium”, a expliqué Sherry House à la presse, précisant que la guerre au Moyen-Orient avait aggravé la situation de manière “localisée”. Ford est également affecté par des difficultés d’approvisionnement après deux incendies en 2025 dans l’usine d’aluminium de son fournisseur Novelis.
Des projets liés à la défense ?
Par ailleurs, interrogé lors d’une audioconférence avec des analystes, Jim Farley a confirmé “des discussions préliminaires avec le gouvernement américain au sujet de projets de défense”.
Le Wall Street Journal avait écrit mi-avril qu’il avait participé, avec d’autres patrons de l’industrie automobile, à une réunion avec des responsables militaires afin qu’ils contribuent à la production d’armements. Cette réunion était antérieure à la guerre au Moyen-Orient.
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