Le 5 février 2026, Autobiz organisera un webinaire consacré au marché européen des voitures d’occasion. Il sera étudié au travers du prisme des valeurs résiduelles. Pour Jordan Pageot, spécialiste de la question, les craintes financières des distributeurs sont fondées, mais une alternative au scénario catastrophe est possible.
Autobiz rappelle que les voitures électriques comptent pour moins de 15 % des buy back. ©Le Journal de l’Automobile
Le sujet défraie tant la chronique qu’Autobiz en fera le thème de son prochain webinaire. Le 5 février 2026, la société d’analyse de données du marché automobile organisera une conférence en ligne pour parler des voitures d’occasion et de la problématique spécifique des valeurs résiduelles. Un arrêt sur image à l’échelle européenne qui doit servir à trouver des pistes chez les professionnels.
Pour Jordan Pageot, spécialiste en VR et finance chez Autobiz, co-animateur du webinaire, il s’agit de “prendre la parole pour évoquer des stratégies adaptables aux différents profils“. Des constructeurs, des leasers, des loueurs et des distributeurs sont attendus de l’autre côté de l’écran. “En 2025, nous avons clairement vu la difficulté à revendre les voitures d’occasion et en particulier les modèles électriques. Chacun cherche des solutions“, constate l’analyste.
Selon les estimations d’Autobiz, les voitures électriques représentaient environ 13 % des buy back en 2025. Cette part devrait monter à 14 ou 15 % cette année. Si Jordan Pageot pense que des messages d’espoir peuvent être passés, il ne minimise pas pour autant le risque financier. “La crainte des concessionnaires n’est pas une rumeur, c’est un bruit audible de tous. Mais nous pensons que le tableau ne peut pas être dépeint si sombrement“, expose-t-il.
La théorie est comprise, l’exécution peine encore
La raison étant que les constructeurs ont pris conscience, selon Jordan Pageot, que les réseaux ne peuvent pas supporter seuls le risque encouru sur des voitures qu’ils ne voulaient pas mettre à la route. “Les constructeurs ont saisi la théorie pour protéger la valeur résiduelle, mais ils pêchent par l’exécution. Cela montre combien il est encore difficile de piloter un réseau de points de vente VO“, résume-t-il.
Les distributeurs ont encore le réflexe de positionner le prix des voitures électriques d’occasion en se fondant sur le montant du buy back. “Or, il faut d’abord regarder la valeur de marché et ensuite prendre l’estimation du buy back comme indicateur“, milite Jordan Pageot. Et le spécialiste de la VR de poursuivre : “Depuis 2022, le pricing dynamique est devenu une réalité au point de doubler en nombre de changements de prix chaque année. Pourtant, les VEO sont ceux que les revendeurs ajustent le moins souvent“.
Des prix déconnectés de la réalité et des délais de rotation qui s’allongent pour être supérieurs de 45 % à la moyenne des voitures d’occasion thermiques et hybrides. Les voitures électriques provoquent un stress tel que les concessionnaires peuvent finir par les laisser s’échapper. Ce qui profite à des indépendants, certes, mais fait progressivement perdre aux marques la maîtrise des valeurs. À demi-mot, Jordan Pageot avance que cela pourrait devenir une autre grande question des mois à venir.
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