Après dix-huit mois de présence sur le marché français, le constructeur chinois se met en ordre de bataille pour passer à la vitesse supérieure. Il prévoit de lancer trois nouveaux modèles, d’accroître son réseau et de doubler ses ventes. Alors que d’autres marques chinoises sont attendues en 2026, ces ambitions sont-elles réalistes ?
Xpeng prévoit de prendre 7 200 commandes en 2026 et va élergir sa gamme à six véhicules. ©Xpeng
2025 aura été la première année de pleine commercialisation de Xpeng en France. Une première année qui a enregistré 3 313 immatriculations, contre environ 700 fin 2024. Fort de ce premier bilan encourageant, le constructeur entend désormais changer d’échelle sur le marché français sur lequel il est présent depuis dix-huit mois. Dès 2026, Xpeng prévoit ainsi une offensive produits d’ampleur, avec l’élargissement rapide de sa gamme.
Outre la P7+, “qui sera notre vitrine”, indique le constructeur, Xpeng compte lancer trois autres modèles, trois SUV. Le premier, du segment C, sera facturé autour des 37 000 €, “ce qui nous permettra de nous positionner au coeur du marché pour concurrencer le Renault Scenic ou le Peugeot e-3008”, glisse Thomas Rodier, directeur du marketing et de la communication chez Xpeng France. Le deuxième s’inscrira dans le segment D et le troisième disposera de 7 places, ce qui n’est pas le cas de l’actuel G9. Tous disposerons d’une batterie capable de recharger de 10 à 80 % en 12 minutes, l’argument massue de Xpeng.
Avec un tel portfolio, XPeng compte multiplier ses prises de commandes par deux pour se rapprocher des 7 200 unités. “Nous visons 4 200 G6, 1 000 G9, 500 P7+, 950 du SUV du segment C et 250 des deux autres nouveautés, qui seront mises sur le marché au cours du quatrième trimestre 2026, présente Thomas Rodier. Notre clientèles est très attiré par le côté technologique et haut de gamme de nos produits. Dans leur shopping-list, nous trouvons du Tesla, bien sûr, mais également du BYD ainsi que des marques coréennes qui ont été les parmis les premières à proposer du 800 V.”
Vers les 100 points de distribution
Pour accompagner ce développement, le réseau Xpeng va passer de 70 points de vente à fin 2025, détenus par 46 investisseurs, pour atteindre la centaine à la fin de cette année. “Nous en avons déjà signé 85, indique Romain Caubet, en charge du développement réseau. Pour rappel, fin 2024, Xpeng comptait seulement 30 concessions. Avec un tel déploiement, Xpeng disposera d’une couverture nationale de 80 % et de 100 % des grandes villes, “là où se concentre les deux tiers de ventes de modèles électriques”, précise-t-il.
Dans le détail, Xpeng vient de signer avec le groupe Passion Automobiles pour couvrir Strasbourg (67) et Dijon (21). En parallèle, il s’apprête à se développer en Bretagne tout comme en Ile-de-France. “Dans cette région, nous avons signé avec les groupes Bernis, Daniel Urcun, Riester, Priod, qui va à Coignières, partagé son showroom avec Kia, Sofibrie à Maison-Alfort (94) et à venir, le groupe Alvergnas, poursuit-il. Nous cherchons également un acteur du côté de Dunkerques (59).”
Contrairement au groupe BYD, qui, du moins dans un premier temps, s’est appuyé sur des grands acteurs régionaux, Xpeng cherche avant tout des partenaires qui affichent de bons résultats, “peu importe leur taille”, souligne Romain Caubet. Avec l’arrivée d’autres marques, comme Zeekr ou Jaecoo&Omoda, il ne cache pas que la concurrence peut être rude, “les mètres carrés des concessions n’étant pas extensisbles”.
Un réseau rentable
Néanmoins, le constructeur arrive avec quelques arguement à commencer par la rentabilité. Annoncé à 1 % sur le premier semestre 2025, elle sera légèrement supérieure à 0,5 % sur l’année complète. “Cette baisse est en partie liée au fait que le réseau, qui est toujours en cours de construction, n’a pas pu livrer toutes les commandes”, explique-t-il. “Les marges unitaires sont confortables, les standards, autour de 30 000 €, parmis les plus bas de la distribution, ainsi que l’appétence des clients pour les produits permettent d’être positif, et ce dès la première année”, avaint indiqué Thomas Rodier à l’occasion du salon de Bruxelles en début d’année pour expliquer cette rentabilité positive, et ce dès la première année.
“Nous demandons un vendeur dédié et un alternant, mais nous allons inciter le réseau à renforcer sur l’équipe commerciale, complète-t-il. Nous sommes clairement à cours de produits et nous aurions pu livrer 4 000 véhicules si nous les avions eus. L’usine autrichienne de Magna Steyr est en train de monter en cadence, nous travaillons activement sur la chaine de logistique entre la Chine et l’Europe.” Aujourd’hui, les délais de livraison sont d’environ six mois.
Près de 21 000 ventes en Europe en 2025
Présent principalement en Chine et en Europe, Xpeng a commercialisé 430 000 véhicules en 2025. “Ces résultats nous font passer au-dessus du seuil des 300 000 véhicules par an, ce qui nous permet, en Chine, de quitter le statut de start-up”, précise Thomas Rodier. En Europe, le constructeur a immatriculé 20 757 véhicules (source Data Force – Automotive News Europe), soit deux fois plus que Lancia (11 719) et pas très éloigné de DS Automobiles (28 932), à titre de comparaison.
Le Danemark et la France ont été les deux marchés principaux de la marque chinoise. A terme, Xpeng souhaiterait que les ventes hors Chine représentent un véhicule sur deux.
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