Après cinq ans d’absence, Subaru se réinstalle sur le marché français. Distribuée par Emil Frey France, la marque japonaise, qui s’est illustrée en rallye dans les années 1990, annonce trois modèles électriques et la reconstruction de son réseau.
Subaru fait son retour en France avec une gamme de trois modèles électriques, dont l’Uncharted, un SUV du segment C. ©Subaru
À part les quelques dizaines de Solterra première génération lancées à l’occasion du salon de Lyon en 2023, Subaru, importée en France par Emil Frey France, au même titre que Mitsubishi, avait disparu du paysage automobile. La fiscalité française avait en effet eu raison du moteur Boxer et de la transmission intégrale, deux architectures techniques ancrées dans l’ADN de la marque.
Aujourd’hui, le constructeur japonais veut s’appuyer sur son glorieux héritage dans le monde du rallye et son image de marque outdoor pour se relancer en France après cinq ans d’absence. Pour y arriver, Subaru abandonne les moteurs thermiques pour se concentrer uniquement sur l’électrique, développé en partenariat avec Toyota.
Trois modèles dans les showrooms
La gamme sera composée de trois modèles 100 % électriques, dont deux SUV, le Solterra nouvelle génération et l’Uncharted. Ils arriveront respectivement en février et en mai 2026. Le troisième modèle sera l’e-Outback, un break surélevé qui sera disponible en milieu d’année.
Le Solterra reprend la base du Toyota BZ4X, tandis que l’Uncharted repose sur le C-HR+, “mais toute l’architecture a été conçue par Subaru“, tient à rappeler Pierre Guignot, président de Subaru France.
Avec une batterie de 73 kWh, le premier, uniquement disponible en transmission intégrale, affiche une autonomie jusqu’à 509 km, tandis que le second est proposé en deux versions (traction ou transmission intégrale) et deux batteries (58 kWh et 77 kWh) pour une autonomie maximale, respectivement de 451 et 588 km.

Le Subaru Solterra deuxième génération promet jusqu’à 509 km d’autonomie. ©Subaru
Pour revenir sur le marché, Subaru affiche des tarifs parmi les plus bas. Le Solterra commence à partir de 48 990 euros, alors que son concurrent le plus direct, le XPeng G6 AWD, est à 50 990 euros et que le Toyota BZ4X est facturé 51 400 euros.
De son côté, si l’Uncharted n’est pas le moins cher de son segment, sa gamme débute à partir de 36 990 euros. C’est 1 000 euros de plus que le Skoda Elroq 60 kWh ou le MG MGS6 64 kWh, mais c’est 3 100 euros moins cher que le Toyota C-HR+, doté d’un niveau d’équipements moindre.
Un financement sur dix ans
Subaru veut surtout marquer les esprits en commercialisant une offre de financement unique sur le marché. “Avec notre partenariat avec BNP Paribas, nous proposons ces deux modèles avec une offre de loyer sur dix ans sans apport“, présente Pierre Guignot.
Les deux véhicules sont respectivement affichés à 499 euros/mois et 399 euros/mois (15 000 km par an), une offre couplée avec une garantie jusqu’à dix ans ou 200 000 km. Avec cette proposition, Subaru compte toucher une nouvelle clientèle, bien que la marque présente un taux moyen de détention de la part des propriétaires de Subaru de dix-huit ans, un record dans le monde de l’automobile.

Le break surélevé e-Outback sera disponible au milieu de cette année. ©Subaru
Pour la distribution, Subaru va s’appuyer sur un réseau de 35 concessions, ce à quoi viennent s’ajouter 15 points d’après-vente. Parmi les acteurs qui ont pris le panneau, citons tout naturellement Autosphere, qui est la filiale de distribution d’Emil Frey France, mais également les groupes Amplitude, Suma, de Willermin, Maurin et Théobald, sans oublier dans les Drom-Com, Lanes Automobiles en Martinique (972) et Soreva à La Réunion (974). Avec 35 points de vente, Pierre Guignot indique que “le réseau couvre 100 % du marché des électriques“.
Un réseau de 35 points de vente
“Le déploiement est extrêmement léger, poursuit-il. Nous demandons un showroom de 120 m² minimum afin d’exposer trois voitures et de la PLV avec le nouveau logo.” Exit le bleu et le jaune, la nouvelle identité de Subaru est désormais noire.
Les ambitions de Subaru restent modestes. Pour la première année, la marque vise 300 à 500 véhicules. Dès l’année prochaine, sur une année pleine, Pierre Guignot prévoit entre 1 000 et 1 500 véhicules, “ce qui correspond en moyenne à ce que faisait Subaru en France dans les bonnes années.“
Un million de véhicules dans le monde
Dans le monde, Subaru écoule environ un million de voitures et 70 % aux États-Unis. Elles sont produites dans deux usines : l’une au Japon, l’autre aux États-Unis.
En Europe, la marque est principalement présente en Allemagne, son plus gros marché, et en Suisse, ces deux pays étant également distribués par Emil Frey. Sur l’ensemble du continent, Subaru a commercialisé environ 20 475 véhicules, en baisse de 9,8 %, “une baisse liée à un contingentement des productions pour l’Europe“, explique Pierre Guignot.
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